Lucas Jacottin : ingénieur, entrepreneur et catalyseur d’innovation dans le domaine de la sécurité incendie

Nous avons à coeur de mettre en lumière les talents qui transforment leurs connaissances techniques en projets à forte valeur ajoutée. Aujourd’hui, nous vous présentons Lucas Jacottin, un professionnel dont le parcours allie expertise du bâtiment, sens aigu de la sécurité et esprit entrepreneurial.

Diplômé de la Haute École du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA), il s’est rapidement orienté vers la rénovation énergétique et la protection incendie, obtenant la certification d’expert CECB. Depuis août 2022, il occupe le poste de chargé de projets en protection incendie chez Ecoservices SA. Parallèlement, il a lancé Conception-feu, une start-up accompagnée par Pulse Incubateur HES depuis septembre 2024, qui vise à harmoniser et simplifier l’assurance qualité en protection incendie afin de sécuriser les projets de construction dès leurs fondations.

Lucas jacottin


Pourquoi Conception-feu ?
Dans le secteur du bâtiment, les exigences de sécurité peuvent parfois ralentir les projets. J’ai donc imaginé une plateforme qui centralise les bonnes pratiques, automatise les contrôles de conformité et réduit les formalités administratives. Le résultat : moins de paperasse, plus de temps pour se concentrer sur la conception et la performance énergétique.

Pour toi, l’idéation, c’est produire des idées… ou éliminer les mauvaises le plus vite possible ?
Votre question me fait penser au concept de la néguentropie (l’entropie inversée), qui décrit le passage du chaos vers quelque chose de structuré.
Et du chaos, notre cerveau en produit en permanence. Il nous soumet un nombre incalculable d’idées (parfois intéressantes, souvent complètement débiles), autour de concepts passés ou de futurs purement hypothétiques. À un moment donné, il faut donc savoir se poser, se structurer et éliminer tout ce qui ne répond pas aux attentes réelles du marché d’aujourd’hui.
Concrètement, pour moi, cela passe par beaucoup d’itérations : construire petit à petit, bloc après bloc, tester, ajuster, et rester suffisamment flexible et à l’écoute pour m’adapter aux variations de mon environnement.

Qu’est-ce qui te fait le plus peur dans l’idéation : te tromper… ou devoir renoncer à une idée que tu aimes ?
Aucun des deux.
La vie est un jeu, je n’attends rien d’autre de mes projets que de m’amuser.
Si je me suis trompé, c’est qu’il y a de nouvelles pistes à explorer !
Si mon idée est mauvaise, alors elle n’a aucune valeur, contrairement au temps que je pourrais lui accorder.

À partir de quand une idée devient-elle un projet ?
Beaucoup de gens commencent par se demander si une idée est viable. De mon côté, ce n’est pas ma première question.
J’ai une vision assez claire de ce que je veux devenir et du sens que je souhaite donner à ma vie. Une idée n’a de valeur pour moi que si elle s’inscrit dans cette trajectoire et qu’elle est alignée avec mon système de valeurs. Si ce n’est pas le cas, elle ne deviendra jamais un projet, même si elle pourrait fonctionner sur le papier.
Quand une idée passe ce premier filtre, je la confronte rapidement à la réalité, souvent en utilisant l’IA comme une sorte de pré-étude de marché accélérée. Puis j’en parle longuement avec ma femme, parfois pendant toute une soirée, pour mettre cette idée à l’épreuve, la faire mûrir, la challenger.
C’est seulement ensuite que je commence à me projeter concrètement : je découpe les premières actions, je structure les tâches, et j’intègre ce nouveau projet dans mes priorités.

Avant d’utiliser une méthode comme le Design Sprint, comment abordais-tu l’idéation : plutôt à l’intuition ou à l’improvisation ?
Disons que j’avais de l’intuition, mais pas de structure pour décider.
Ces nouvelles méthodes, comme le LEAN ou le Design Sprint, m’ont permis de me confronter beaucoup plus vite au réel, ce qui accélère les décisions difficiles.

Le Design Sprint, que tu as pu expérimenter chez Pulse, est souvent présenté comme une méthode pour “aller vite”.
Lorsque l’on n’a pas beaucoup de moyens, ce qui est souvent le cas en début de projet, on peut difficilement s’offrir le luxe de faire un vrai Design Sprint en 5 jours. C’est donc plutôt les méthodes que le format lui-même, qui m’ont été utiles.
Ce qui m’a le plus marqué dans le Design Sprint, c’est le côté irréversible : 1 étape = 1 livrable ; tout ce qui n’est pas dans le livrable est dégagé de la solution.

En résumé

Lucas Jacottin incarne la convergence entre expertise technique et innovation entrepreneuriale. Son travail chez Ecoservices et son projet Conception‑feu montrent comment la sécurité incendie peut être rendue plus fluide, plus accessible et mieux intégrée aux objectifs de durabilité du bâtiment.

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